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Sommaire Arboriculture de Mars 2010
  • Page de Madame : Intérêt nutritionnel et diététique des fruits et légumes
  • Un couple idéal
  • Recette : Bûche de pommier aux noix
  • Chronique du verger
  • La paix viendra, si…
  • Applicateur de produits phytosanitaire : Excercice de communication écrite
  • Stage de distillation organisé par la Fédération des Producteurs de Fruits du Haut-Rhin
  • Travaux au verger
  • Comment planter un arbre fruitier
  • Mars au potager
  • Travaux au jardin d'agrément
  • Le jardin naturel : Le bois raméal fragmenté
  • Le camérisier
  • Monsieur Roger Landwerlin
  • Tailler un vieux poirier
  • Mode de conduite du figuier
  • La pollinisation des pruniers
  • Assemblée générale des moniteurs du Haut-Rhin
  • La graine : son vocabulaire technique
 
Revue Mensuelle n° 2 Mars 2010

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Sommaire Apiculture de Mars 2010
  • La chronique du débutant
  • Saverne et Environs
  • Médaille Bastian à Jean-Pierre Maisset
  • Si le miel m'était conté…
  • Formation : L'analyse sensorielle des miels
  • Troubles immunitaires de l'abeille
  • La retraite de François Tabak
  • Petites annonces / Nécrologie
  • GDSA 67
  • L'apiculture biologique
  • Protéus : vous connaissez ?
  • Les couverts fleuris
  • Badischer Imkertag
  • GDSA 68 - Assemblée Générale
 
1999, dix ans après…

 On a qualifié 1999 l'année de la tempête du siècle parce que, de mémoire d'homme, on n'en avait connu d'aussi violente. Pourtant nous étions prêts. En cette fin décembre 1999, tout avait été passé en revue. Les cellules de crise étaient en place pour faire face aux scénarios les plus noirs. Chacun savait ce qu'il aurait à entreprendre si la catastrophe survenait. Et la catastrophe est finalement arrivée, sauf qu'elle ne correspondait pas au scénario attendu.

On attendait le bug informatique de l'an 2000, on eut Lothar et Martin, les deux tempêtes du 26 et 27 décembre 1999 qui laissèrent une conséquente ardoise de 15 milliards d'euros de dégâts. Du nord au sud de la France, des paysages de désolation. Deux millions d'hectares de forêts balayés par des vents à plus de 140 km/h. Les systèmes informatiques ont, eux, abordé allègrement l'an 2000.

En Alsace, les arbres fruitiers ont payé eux aussi un lourd tribu. Contrairement à la forêt où progressivement la régénération naturelle a fait son œuvre (sans oublier l'énorme investissement des forestiers), la restauration du verger traditionnel alsacien a nécessité un fort investissement des arboriculteurs. Il est vrai que l'aide à la replantation mise en place par les Départements et la Région a apporté une contribution significative au processus de réhabilitation de nos vergers. En dix ans d'effort, la situation a donc été partiellement rétablie.

Toutefois, il est faux de croire que le verger alsacien a retrouvé sa richesse et sa diversité d'avant la tempête de 1999. En particulier, les arbres fruitiers à grand développement sont devenus beaucoup plus rares dans le paysage alsacien. Et autre conséquence qu'il convient aussi de réparer, c'est la disparition d'un bon nombre de nos anciennes variétés de pommes.

 Étienne BINNERT